Vous n’êtes pas connecté. Certains éléments peuvent ne pas s’afficher correctement.

Chapô : Courriers... Courriels... (18 octobre 2024)

Chapô : Courriers... Courriels... (18 octobre 2024)

Logo_chapo_500

 
Courriers ... Courriels ...
(18 octobre 2024)
 
Vous trouverez les derniers courriers et courriels que nous avons reçus.
Ils sont classés par ordre d'arrivée, du plus récent au plus ancien, avec l'indication de la rubrique si besoin

Anne-Marie de Besombes a lu lors de la messe en l'église Saint-Ignace le lundi 14 octobre un texte pour Mijo Beccaria, vous le trouverez ci-dessous :

 

Mijo, chère Mijo,

Peu après ton pot de départ à la retraite, tu m’as dit avec malice : « Tu vois, il suffit de s’en aller ou de mourir pour qu’on dise du bien de vous ! » Mais tu n’as pas eu besoin de partir pour qu’on dise du bien de toi.

J’ai du mal à parler de toi sans aussitôt parler d’Yves. D’abord parce que j’ai toujours trouvé intéressant de travailler avec vous deux, l’un comme l’autre. Ou vous deux, ensemble. Vos personnalités généreuses si différentes enrichissant le travail commun et s’enrichissant mutuellement. Votre goût du dialogue a été une richesse, pour Bayard, pour vous deux, et pour moi ainsi que pour tous ceux, aux talents et parcours si différents, qui ont travaillé avec vous.

Pour la petite histoire, j’avais 27 ans et je travaillais comme journaliste depuis quatre ans, quand tu es arrivée à Bayard pour me remplacer, lors de mon premier congé de maternité. C’était dans l’équipe qui fignolait le numéro 1 de Pomme d’Api et les suivants,

Tu étais mon aînée de six ans et tu avais déjà trois enfants à la maison. Ton 4ème n’était pas encore là. Après tout s’est enchainé. Nous avons passé nos deux vies professionnelles rue Bayard dans une vitalité de créations où tout était neuf. Des années au cours desquelles tu as vécu de belles joies mais aussi de très rudes épreuves familiales et personnelles, que tu partageais avec simplicité.

Sans rien enlever de ce qu’est le mystère de toute personne, je veux simplement cet après-midi souligner, ce qui, au cours de ce long compagnonnage, m’a le plus marqué chez toi. Forcément cela va être très incomplet. Et chacun ici peut le compléter avec ce qu’il ressent.

Il y a d’abord la façon que tu avais de prendre les choses simplement, de tenir compte de la réalité, et à partir de là d’avancer. Surtout ne pas reculer. Tu avais le courage d’exprimer les choses. « Cacher ne sert à rien, puisque c’est ainsi » disais-tu.

Ton terrain favori, a été celui de la petite enfance. De son « charme », disais-tu souvent. Jamais tu ne t’en es lassée. Tu as favorisé les liens avec les jeunes parents, attentive à leurs évolutions, à leurs difficultés. Tu as aimé donner aux petits du beau et du sens, dans chaque page. Tu aimais les images et les écrits, ainsi que ceux et celles qui les créaient.

Ce goût du bien fait, du beau, du sens, nous l’avons partagé. Nous savons tous les efforts que cela demandait. Et nous avons aussi partagé a le plaisir de voir les petits s’en délecter. Nous avions une vision commune et nous étions proches des équipes de rédaction, fières d’être des journalistes jeunesse.

Ta foi chrétienne enfin enrichissait ta façon de réfléchir. Tu te cultivais sans cesse. Tu avais le courage de dire ton avis. Ta foi était ouverte au monde, curieuse de nouveautés et de rencontres. Tu partageais tes questions et celles des autres avec intensité et bonne humeur.

Enfin nous étions voisines, et pendant mes visites ces dernières années puis ces derniers mois marqués par la maladie, cette trace continuait d’animer ton cœur et, je l’espère, te donner de la douceur et de l’espérance.

J’arrête là, car tu aurais détesté que l’on dessine de toi une image façon Epinal.

Je te remercie aujourd’hui pour cette vie que tu as traversée avec amour, courage et fécondité. J’en remercie Dieu aussi.

Anne-Marie


 

 


La Lettre de l'Amicale - 18/10/2024


Si vous avez cliqué sur la ligne ci-dessous, vous recevrez un mail de l'administrateur vous demandant confirmation de votre demande
mais en attendant votre réponse vous continuerez à recevoir les mails (99% des demandes sont dus à une mauvaise manipulation). 
DEMANDE DE DESABONNEMENT DES LETTRES DE L'AMICALE