
Des messages :
d'Hubert Chicou :
Bonjour
J’ai appris avec tristesse le décès de Christian. Nous avons collaboré ensemble à la Direction de la Croix en 1993 jusqu’à son départ à la retraite. Il m’a beaucoup appris sur la vie d’une rédaction et je lui en suis infiniment reconnaissant. J’aimais son attention portée au journal et aux lecteurs pour lesquels il avait un attachement familial.
En union de pensées et de prières avec sa famille.
de Georges Mattia :
Un modèle de rigueur et d’écoute
Dans la presse nationale, Christian Latu fut le premier secrétaire de rédaction à accueillir mes reportages sur l’Italie. Pour le journaliste en herbe, son bon à tirer valait adoubement. Au sortir de l’école de journalisme de Bordeaux, à la fin des années 1970, il m’a montré combien, à son poste dévolu aux pairs qui « ont de la bouteille », il avait un rôle pivot dans la chaîne éditoriale, garant de la forme et du fond. Comme en 1982, suite à l’une de mes enquêtes sur la mafia en Vénétie, dans une vallée colonisée par 300 tanneries, polluant rivières et terres agricoles à cause de leurs rejets de chrome trivalent. Christian voulut en savoir plus sur ce minerai, très toxique si lâché dans la nature, sans normes. La directive européenne sur les risques Seveso (commune près de Milan frappée en 1976 par un nuage de dioxine), n’était pas encore actée.
Notre échange s’est élargi le temps d’un repas à la cantine avec André Géraud, lui-même curieux de savoir si ce même traitement chimique concernait les tanneries de son Aveyron. C’était le cas, bien plus que l’antique tanné végétal, moins efficace que le chrome pour la souplesse des gants de Millau. Je pouvais souligner que le chrome trivalent, par ailleurs oligo-élément vital à très faible dose pour notre organisme, est sans danger industriel si toutes les normes de protection sont respectées. Rien à voir avec le chrome hexavalent Cr VI, cancérigène. Chaque mot d’un article pouvait être interrogé. Christian aidait à mettre sur la table les questions que tout lecteur de La Croix aurait pu se poser, exercice pas gagné sur des sujets difficiles : internet n’existait pas encore pour servir en un clic quasi réponse à tout.
Christian fut aussi un passeur apaisant pour le grand tournant informatique. Durant ma décennie d’envoyé spécial permanent à Rome sous Jean-Paul II (1984-1992), où je tapais mes papiers sur un télex, premier réseau mondial de l’écrit, je fus le dernier préhistorien de la rédaction. À Rome, en guise de tourisme, je l’avais guidé dans le dédale des bureaux italiens de l’administration des télécoms. Il vérifiait la qualité des transmissions internet pour préparer la numérisation du poste.
Merci Christian d’avoir été un modèle de rigueur, pour tes grandes qualités d’écoute, ta capacité à faire grandir en confiance, ton extrême gentillesse.
d'Andrée Penot :
C’est aujourd’hui seulement que je prends connaissance des témoignages rendus à Christian Latu. J’y ajoute mon mot, pour rendre un vibrant hommage à ce Christian que j’ai bien connu, à un double titre : La Croix et sa famille qui était notre voisine au 14, rue de Sèvres. L’annonce de son décès m’avait portée à chercher, mais vainement, les liens familiaux de Christian. Ces messages raniment ma mémoire. Comme je suis partie à la retraite avant l’informatisation du journal, j’ai tapé sur le clavier et Christian m’a simplement obligée à aimer le travail bien fait.
Avec deux sœurs religieuses et un frère prêtre, il peut reposer en paix ! Veillé aussi par le journalisme de son père, artisan de la Croix-Dimanche et La Croix du Nord. Pardon, si l’appellation n’est pas très exacte.
Que les larmes que tu peux faire couler soient adoucies par l’assurance que ta vie ne peut te conduire ailleurs qu’au Paradis !
de Mireille Poncet ;
Bonjour,
Travaillant à la presse jeunesse, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions d’échanger directement avec Christian Latu. Et pourtant je le connaissais et sa disparition me touche.
Il faisait partie de ces grandes figures dans Bayard qui ont une aura, et une réputation de grande compétence et humanité. Son visage, lunettes, sourire, … était gravé dans ma mémoire. Au même titre que le souvenir d’un Jean Claude Cardon, à la presse jeunes, que lui, en revanche, j’ai bien connu….
Il aura aidé ce quotidien, unique plus que jamais dans son genre, dans la tourmente actuelle des médias, le fleuron de Bayard, La Croix, à prendre le virage de l’informatique. Et contribué à sa solidité, son indépendance et sa pérennité.
À sa famille, j’adresse mes condoléances. Et toi, christian, merci et repose en paix .
de Michel Jacob :
En tant que responsable technique du "Pré-Presse" de la Croix de 1989 à 2005, j'ai eu la chance de travailler avec deux personnes exceptionnelles : René Jouan pour la partie technique et Christian Latu pour la partie rédactionnelle jusqu'à 1995. Le passage à l'informatisation de la Croix, qui a concerné toute la rédaction et la fabrication "Pré-Presse" du journal, a été une période riche dans la relation professionnelle et humaine avec Christian. Sa participation a été très importante tout au long de ces années. Christian était très minutieux dans la partie "cahier des charges", tests, mises au point et surtout dans la formation des journalistes. Toujours à l'écoute des journalistes et toujours avec calme et pédagogie. Je garde de Christian un très bon souvenir. L'hommage d'Yves Pitette correspond tout à fait au profil de Christian.
Très sincères condoléances et toutes mes pensées à la famille.
de Daniel Pamerlon :
Travaillant au service Pub de la Croix j'étais chaque jour en contact avec Christian, sa gentillesse et sa bonne humeur quotidienne furent toujours presentes.Toutes mes pensées accompagnent ses proches.
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La Lettre de l'Amicale - 12/11/2025